20 juillet 2026Les fausses idées sur le confort d'été et le DPE
Comprendre l'indicateur de confort d'été dans le DPE Beaucoup de propriétaires découvrent l’indicateur de confort d’été dans leur Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) avec surprise. Ce pictogramme soulève souvent des interrogations, surtout lorsqu'il affiche un résultat considéré comme médiocre. Pourtant, il est essentiel de savoir ce que ce critère évalue réellement et comment il influence la qualité de vie pendant les périodes de chaleur estivale. Le confort d'été mesuré dans le DPE ne concerne pas la climatisation mais la capacité du logement à conserver sa fraîcheur de façon naturelle. Ce score est donc attribué selon la résistance thermique passive de votre habitation face aux températures élevées. Il se décline en trois niveaux : insuffisant, moyen ou bon. Les critères fondamentaux du confort d'été dans le DPE Contrairement à certaines idées reçues, le DPE ne tient compte que d’éléments fixes, liés à la construction du logement. Il s’appuie sur cinq aspects principaux pour déterminer la performance estivale : L’isolation du toit : La toiture joue un rôle capital, car c’est souvent par là que la chaleur pénètre en été. Une isolation performante limite largement les hausses de température à l’intérieur. L’inertie thermique : Les matériaux lourds comme la pierre ou le béton absorbent la fraîcheur la nuit et la diffusent lentement durant la journée. Cette masse thermique rend l’habitat plus agréable lors de pics de chaleur. Les protections solaires directes : L’installation de volets ou persiennes, spécialement sur les ouvertures exposées (sud, est, ouest, et fenêtres de toit), permet de se préserver efficacement des rayons du soleil. La traversée d’air dans le logement : Si votre bien dispose d'ouvertures sur plusieurs façades, la circulation naturelle de l’air est facilitée, ce qui aide à rafraîchir l’espace pendant la nuit. Les ventilateurs de plafond fixes : Ils sont intégrés dans le calcul du DPE, à la différence des ventilateurs portables qui ne sont pas pris en compte. Fenêtres, protections solaires et règles particulières Un mythe courant concerne la prise en compte des petites fenêtres sans volets. En réalité, une fenêtre de moins de 0,7 m², représentant moins de 10 % de la surface totale vitrée, n’influence pas l’évaluation des protections solaires du DPE. Il existe cependant une exception notable : les fenêtres de toit, comme les Velux, sont systématiquement comptabilisées, quelle que soit leur dimension, si elles ne sont pas protégées. Comment déterminer si son logement est traversant ? La notion de « traversant » implique que les surfaces vitrées sont réparties équitablement sur plusieurs façades, ce qui favorise l’aération. Si une seule façade abrite plus de 75 % des fenêtres, l’air s’y renouvelle difficilement. Idéalement, la répartition doit être équilibrée, ce qui améliore nettement la résistance à la chaleur. Des solutions pour renforcer le confort d'été Pour améliorer le confort d’été et obtenir un meilleur score au DPE, plusieurs actions sont possibles : Installer des volets ou persiennes sur les façades exposées, y compris sur les fenêtres de toit. Renforcer l’isolation du toit pour limiter l’entrée de la chaleur. Privilégier des travaux d’isolation par l’extérieur afin de conserver l’inertie des murs. Oublier les ventilateurs portatifs au profit de brasseurs d’air fixes fixés au plafond. Au quotidien, garder les volets fermés pendant la journée, aérer la nuit et éviter de trop baisser la température de la climatisation (jamais en dessous de 26°C) font partie des bonnes pratiques. Pour approfondir l’analyse de votre logement En cas de doute sur l’interprétation de votre DPE ou pour connaître les améliorations adaptées à votre bien, recourir à un professionnel comme un diagnostiqueur reste la meilleure solution. Il pourra analyser précisément la situation et vous orienter vers des solutions efficaces pour optimiser le confort d’été sans recourir systématiquement à la climatisation.